Les femmes représentent la moitié de la population mondiale, et effectuent les deux tiers du temps de travail. Leur rôle est essentiel, notamment en matière de nutrition et de sécurité alimentaire.
Pourtant les femmes ne gagnent qu'un tiers du revenu mondial. Elles possèdent moins de 10% des ressources totales ; elles représentent 2/3 des analphabètes ; elles représentent 2/3 des 1,2 milliards de personnes vivant avec moins de 1 $ par jour. Souvent aliénées au sein de leur foyer, les femmes sont, dans la plupart des pays en développement, exclues du pouvoir politique, économique et social, et n'ont que rarement accès à la connaissance.
Mais lorsqu'elles ont une activité économique rentable, c'est leur famille entière qui mange mieux, vit mieux, a accès à l'éducation etc…
C'est pourquoi il est impératif de les aider dans leur lutte contre la pauvreté.
De nombreux programmes de microfinance ont pour destinataires des femmes. L'exemple de la Grameen Bank, notamment, a mis en évidence le fait que les femmes remboursent mieux les prêts qui leur sont accordés (dans près de 98% des cas), et que l'impact de cette augmentation de ressources était plus important si le chef de famille est une femme. C'est alors leur famille tout entière qui en bénéficie, en matière de santé et d'éducation par exemple.
Au total, la microfinance tend à améliorer leurs conditions de vie, à plusieurs niveaux :